Tchéky Karyo

© Universal Music

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CD & DVD Tchéky Karyo / « Ce lien qui nous unit » (© Mercury-Universal Music)
(interview’s extracts from film DVD)
http://www.imdb.com/name/nm0001409
http://www.myspace.com/tchekykaryo

« Ce lien qui nous unit » (That bond that unites us)

Yves Saint Laurent said: « If I had not done the haute couture, I would have been a beatnik. » Tchéky Karyo (real name Baruh Djaki Karyo) chose to be an actor, and that is what he did over twenty years.

At Le Zèbre de Belleville, Paris, Tchéky was signing Garcia Lorca and Paco Ibanez (« La Cancion del Ginette », aka « La luna negra »), Victor Cordero Aurrecoechea (« Noche de Angustia »), Etienne Roda-Gil (« Gibraltar »), Léo Ferré, and several of his songs written with Philippe Pigeard, Frederic Lo, Daniel Darc and Christiane Cohendy. Blues influences him, but also Eastern and Hispanic Music. No borders! The sound of acoustic guitars transports us into the nervous and vibrant Spain, flamenco songs, the scent of saffron, clove, cumin and orange blossom. « One day, in a dream, I saw a huge elephant in the doorway, where I lived. His head came a cart in which there was a cobra who looked at me and gave me a wink. There was a sense of well-being in this dream. I imagined that this was the meeting of eroticism and wisdom. This dream has accompanied me throughout my life, » This vision was born « The White Elephant », a song which Tchéky written with Philippe Pigeard (group Tanger). With « She Swings », « Mona Lisa », « In our two Hearts », « Fragrance », Tchéky evokes the woman, elusive or offered…

Like millions of uprooted, Tchéky followed his family from Turkey to take root in a more promising elsewhere. His culture and heart were found shared early, between East and West. It draws his strength, his pride. Tchéky Turk-French, metico and different. His charm and charisma led him naturally to the theater, a difficult and exhilarating art. « To live in the skin of different characters, live bits of memory », he said. « Act is a way to surprise, to prove that we can go wherever we want to go. Should be integrated, this is a concept that was very important (…) at a time in my life where there was a lot of commotion in me and anger (…). Become actor, it was a way of seek harmony, balance with myself, because I work with human ‘hardware’. Then we learn to know and learn about others (…) It is a treasure buried in us, an organic material. It moves, it boils. Difficult to describe. It stinks, it smells good, it is fragile and ephemeral. Fears, worries… »

After « Le Mas des alouettes » by the Taviani brothers, Tchéky Karyo prepared for other films: « Aux armes, etc » by Laure Hassan; « Cerfs-Volants » adapted from the novel by Romain Gary and directed by Jerome Cornuau for France 3 TV channel.

Like his compatriot Nazim Hikmet, Tchéky Karyo traces his way against all odds. Even if his beliefs are not as deeply political, he expresses, through his attitudes and choices artist, his desire to defend the human beeing values.

« I’m in the clarity that comes forward, my hands are all full of desire. The world is beautiful, my eyes never tire of looking at the trees, the trees so green, the trees so full of hope. A path goes through the mulberry trees. I’m at the window of the infirmary, I do not feel the smell of drugs. Eyes had opened somewhere. Being captive, that is not the question, it is not to surrender, that is.  » (Nazim Hikmet, extract from « Three poems » written in prison). SA

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« Ce lien qui nous unit »

Yves Saint Laurent a dit : « Si je n’avais pas su faire de la haute couture, j’aurais aimé être un beatnik… » Tchéky Karyo (de son vrai nom Baruh Djaki Karyo), lui, a choisi d’être acteur, un métier qu’il exerce avec brio depuis plus de vingt ans.

Le soir du Zèbre de Belleville, Paris, Tchéky chante Garcia Lorca et Paco Ibanez (« La Cancion del Ginette », aka « La luna negra »), Victor Cordero Aurrecoechea (« Noche de Angustia »), Etienne Roda-Gil (« Gibraltar »), Léo Ferré… et plusieurs de ses chansons concoctées avec Philippe Pigeard, Frédéric Lo, Daniel Darc, Christiane Cohendy. Influences blues, mais surtout orientales et hispaniques. Musiques sans frontières. Le son des guitares sèches nous transporte dans la nerveuse et vibrante Espagne, les chants flamencos, les senteurs de safran, de clou de girofle, de cumin et de fleur d’oranger… Un jour, dans un rêve, j’ai vu un énorme éléphant dans l’encadrement d’une porte, là où j’habitais. De sa tête sortait un panier dans lequel il y avait un cobra qui me regardait et me faisait un clin d’œil. Il y avait un sentiment de bien-être, dans ce rêve ! J’ai imaginé que c’était la rencontre de l’érotisme et de la sagesse. Ce rêve m’a accompagné toute ma vie. De cette vision est né « Les Eléphants blancs », un morceau sur lequel Tchéky a travaillé, entre autres, avec Philippe Pigeard du groupe Tanger. Avec « Elle se balance », « Joconde », « A nos deux cœurs », « Fragrance » enfin, Tcheky évoque la femme, insaisissable ou offerte…

Comme des millions de déracinés, Tchéky a suivi sa famille depuis la Turquie pour prendre racine dans un ailleurs plus prometteur. Sa culture et son cœur se sont trouvés partagés, très tôt, entre l’Orient et l’Occident. Il en tire sa force, sa fierté. Tchéky le Turc français, le métèque. Tellement différent, que son charme et son charisme le mènent tout naturellement vers le théâtre, un art difficile et à la fois exaltant. « Pour habiter des personnages et extraire de soi des bouts de mémoire, dit-il. Jouer la comédie, c’est une façon de se surprendre, de prouver qu’on peut s’intégrer partout où l’on va. Il faut s’intégrer, c’est une notion à laquelle je tiens énormément (…) Dans une période où il y avait beaucoup de turbulences à l’intérieur de moi, de la colère (…), je me suis dit qu’être acteur, c’était peut-être une manière de chercher l’harmonie, l’équilibre avec soi-même, parce qu’on travaille avec la matière humaine. Donc on apprend à se connaître et à mieux connaître les autres (…) On a un trésor enfoui à l’intérieur de soi, une matière organique. Ça bouge, ça bout, ça pue, ça sent bon, c’est fragile, c’est éphémère. Très difficile d’exprimer ce monde-là ! (…) Ce sont des ombres, des chuchotements, des peurs, des inquiétudes…

Après « Le Mas des alouettes » des frères Tavian, Tchéky Karyo se prépare pour d’autres tournages : « Aux armes, etc » de Laure Hassan ; et un téléfilm adapté des « Cerfs-Volants », le roman de Romain Gary, et réalisé par Jérôme Cornuau pour France 3.

Comme son compatriote, Nazim Hikmet, Tchéky Karyo trace son sillon envers et contre tout. Même si ses convictions ne sont pas aussi profondément marquées politiquement, à travers ses attitudes et ses choix d’artiste il exprime sa volonté de défendre les valeurs qui font les hommes sincères et intègres, celles qui installent longtemps la paix dans les cœurs.

« Je suis dans la clarté qui s’avance, mes mains sont toutes pleines de désir. Le monde est beau, mes yeux ne se lassent pas de regarder les arbres, les arbres si verts, les arbres si pleins d’espoir. Un sentier s’en va à travers les mûriers. Je suis à la fenêtre de l’infirmerie, je ne sens pas l’odeur des médicaments. Les œillets ont dû s’ouvrir quelque part. Être captif, là n’est pas la question, il s’agit de ne pas se rendre, voilà. » (Nazim Hikmet, extrait de « Trois poèmes » écrits en prison) SA

Télérama.fr, 14 Feb. 2013 http://www.telerama.fr/cinema/tch-ky-karyo-etre-bon-acteur-c-est-une-fa-on-de-devenir-un-homme-meilleur%2c93548.php#xtor=EPR-126-newsletter_tra-20130214

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