Troy Von Balthazar

© Eric Segelle

© Eric Segelle

D.R.

D.R.

CD Troy Von Balthazar « Troy Von Balthazar » / Wagram / Bang
http://www.troyvonbalthazar.net
http://myspace.com/troyvonbalthazar

Beautiful troubadour
« I decided to waive all for music. I have no home, no family, no money… I found joy in the music, that’s my concept of happiness. The moments of pure ecstasy that music gives me worth all the sacrifices.” Troy Van Balthazar (extract – Mustique TV / Jerome Colin)

Enter the generous and joyful world of Troy Von Balthazar means take it on the chin. Disinhibition, freedom… Troy jumps and spins, rolling on the scene full of the joy of being there. The rare bird, a native of Hawaii, does everything together: adjusts his sampler, scratch the strings of his electric guitar, singing loudly or shouting like a lewd chat, laughing: « Are you ready to hear a very bad song? » or « I forgot the words of my songs. » His body is a little disjointed and hesitates between the stage and the audience. He tantalizes the first place. He asks a girl: « What’s your name? » And then he recorded his response on a small rotten pocket recorder, returns on stage and makes listen to everyone in microphone. This is a fiasco, but the public likes it. « We have a funny friend, a true poete, who is spent at home, we had a good time. » It’s like that when you discover the phenomenon Troy Von Balthazar, no tricks, not necessary to introduce. Melodies and beautiful lyrics, pop flush with the sidewalk, folk tortured with electro. We think a little Eliot Smith. Chokebore is not far (ex-group of which he was the furious singer), except that Troy Von Balthazar, now solo singer, insists on a directory licked hyper-acoustics, almost stripped, his guitar solos alternating with its disappearance in the public. Curved handle on his guitar, he touches people and is immediately teased by an outbreak of applause and whistles of contentment. He captivates the audience. « I want everything to be magnified / I want everything to be magnified in this life. » « Do something that stirs my curiosity. » He is capable of anything: « I’ll go into the room like a wave, and I’ll drown you. » The clown-poet-troubadour has a secret: he lived for several months with the solitary eagle and pope folk-pop committed in the 70s Leonard Cohen (do you remember the song « Hallelujah » wonderfully taken later by Jeff Buckley, and also « So Long Marianne »?); Cohen, spiritual thinker has turned his life in enjoyment of life, women, fun, all earthly pleasures, but in spirituality. The two jokers had to get along… At La Maroquinerie, in Paris, Troy Von Balthazar has chained his neo-romantic-electro songs with sincerity and jubilation. Adeline Fargier, androgynous angel, joined Troy Von Balthazar, singing and scratching saturated guitar. The concert ends. Troy Von Balthazar can no longer singing. Conquered, the audience does not want to leave, but Troy disappears completely after the third booster. Anyway, rare! The heyday of Troy Von Balthazar may have sounded. SA

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Le beau mage
“J’ai décidé de renoncer à tout pour la musique. Je n’ai pas de maison, pas de famille, pas d’argent… C’est dans la musique que je trouve la joie. Elle représente mon concept du bonheur, et les moments de pure extase qu’elle me procure valent amplement tous les sacrifices.” Troy Van Balthazar (extrait – Télé Moustique/Jérôme Colin)

Entrer dans l’univers généreux et joueur de Troy Von Balthazar, c’est en prendre plein la gueule, d’entrée de jeu. Leçons de dé-sinnhibition, de liberté… Sautant et virevoltant, se roulant sur la scène, plein de la joie d’être là. L’oiseau rare, originaire d’Hawaï, fait tout en même temps : ajuste son sampler, gratte les cordes de sa guitare électrique, chante à s’époumoner ou en poussant des cris de chat lubrique, fait marrer et décoller le public : « Are you ready to hear a very bad song ? », ou « I forgot the words of my songs ». Son corps désarticulé fait un peu la navette entre la scène et la salle, il émoustille le premier rang. A une jeune fille, il demande : « What’s your name ? » ; puis, il enregistre sa réponse sur un petit enregistreur de poche pourri qu’il repasse sur scène, pour tout le monde au micro. C’est un fiasco, mais le public n’arrête pas de se détendre. « On a un pote marrant, un vrai poète sincère, qui est passé à la maison, il nous a bien fait rire »… c’est un peu ça qu’on ressent, quand on découvre le phénomène Troy Von Balthazar : une proximité immédiate, pas d’artifices et d’entrée en matière. Mélodies et beaux textes, pop au ras du trottoir, accents folk torturés à l’électro. On pense un peu à Eliot Smith. Chokebore (son ex-groupe dont il était le chanteur furieux) n’est pas loin, sauf que Troy Von Balthazar, devenu chanteur solo, insiste sur un répertoire hyper-léché à l’acoustique, quasiment dépouillé. Ses solos de guitare s’accompagnent de disparitions dans le public devant la scène. Recourbé sur le manche de sa gratte, il frôle les gens et se fait aussitôt asticoter par une flambée d’applaudissements et de sifflets de contentement. Il captive, sa folie et sa spontanéité font des ravages. Sa présence enfièvre par ses loufoqueries. On se laisse envahir par les sons, les beaux mots, sa joie (« I want everything magnified/Je veux que tout soit magnifié dans cette vie », « Faites quelque chose qui attise ma curiosité »). Il est capable de tout : « J’entrerai dans la pièce comme une vague, et je te noierai ». Le clown-poète-troubadour a un secret : il a vécu plusieurs mois chez l’aigle solitaire Léonard Cohen, pape de la musique folk-pop engagée des années 70 (le sublime « Halleluia » repris merveilleusement plus tard par Jeff Buckley, et aussi « So Long Marianne ») ; Cohen, penseur spirituel très tourné vers la jouissance revivifiante de la vie, les femmes, le plaisir, tous les plaisirs terrestres, mais dans la spiritualité, sa spiritualité. Les deux loustics ont dû bien s’entendre… A la Maroquinerie, le 4 décembre 2006, Troy a enchaîné ses chansons mâtinées d’accents néo-romantico-électro avec sincérité et jubilation. Gratte saturée aussi pour Adeline Fargier au corps de jeune liane, qui rejoint Troy avec sa voix birkinisante et son visage d’ange androgyne. C’est la note de sensualité du groupe, la fée qui vient compléter les clowneries de l’homme-orchestre. Le concert se termine. Troy n’en peut plus. Conquis, emballé par la joie communicative de l’artiste, le public ne veut pas quitter la salle. Mais il n’a plus le choix : Troy disparaît tout à fait après le troisième rappel. Quand même ! Rare ! L’heure de gloire de Troy Von Balthazar a peut-être sonné… SA

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